Vince Prevost - Aventures

HOKKAIDO : SETANA - SAPPORO, LA ROUTE

JEUDI 19 JUIN
Je quitte la chaleureuse demeure de Takako et Masato vers 8 heures. Je longe la cote dans la grisaille. Vers midi, apres avoir savoure le "bento" (le casse croute japonais) prepare par Masato la pluie se met a tomber. En fin d'apres-midi, j'arrive dans le port d'IWANAI. Il pleut toujours. J'entre dans un salon de coiffure pour me faire raser la tete et me relaxer. Je pose mes sacs a l'auberge Kato tenue par une dame charmante dont la bonne humeur et communicative. Pour finir la journee je dine dans le restaurant recommande par mes guides locaux : KOBUSHI. Excellente adresse.

VENDREDI 20 JUIN
Je continue ma progression le long de la cote. Les tunnels sont nombreux mais bien amenages.





Aujourd'hui je campe dans le petit port de peche de Mikuni. Take et Nagisa font leur voyage de noce a Hokkaido. Nous nous sommes croises plusieurs fois dans la journee. Eux circulent en voiture mais nous atterissons dans le meme camping qui surplombe le port. Ils m'invitent a partager leur diner.


Take et Nagissa

SAMEDI 21 JUIN
Vers midi je fais halte dans un grand parc qui domine le port de Otaru. En fin de journee j'arrive a hauteur de Sapporo. J'ai deux possibilites : la ville ou la mer. Je choisis la mer et le calme.


Plage de Ishikari (25 kilometres de Sapporo)

Akihito, la quarantaine, est pretre du temple Noryoji d'Ishikari. Il y a cinq ans, il a decide de mettre une partie de son terrain a la disposition des jeunes voyageurs. Aujourd'hui, je partage la chambre en tatamis amenagee dans un petit batiment prefabrique avec Kanbara-kun, etudiant motard d'Osaka.



DIMANCHE 22 JUIN
Assemble generale au temple NORYOJI. Je participe aux preparatifs du barbecue organise apres l'assemble generale du temple :


Akihito (a gauche)


Barbecue made in Hokkaido "Gengis Khan"


Les filles de Akihito : Kurumi et Momoko

HOKKAIDO : Hakodate, Assabu, Setana

SAMEDI 7 JUIN
En fin d'apres-midi je grimpe la colline qui domine Hakodate et sa baie. Le sentier qui mene a l'observatoire est desert. Des hordes de touristes empruntent le teleferique ou le bus. L'endroit est connu dans tout le Japon comme l'un des plus beau paysage nocturne de l'archiplel :



Je redescends le sentier dans l'obscurite en chantant a voix haute autant pour me rassurer que pour prevenir les eventuels ours ou sangliers de mon passage...


DIMANCHE 8 JUIN
Je quitte Hakodate en fin de matinee apres avoir teste un hamburger de la chaine "Lucky Pierrot" que je recommande fortement!
Aujourd'hui le vent n'est pas du tout en ma faveur. Je me dirige vers Assabu, petite commune rurale ou je pense pouvoir etre heberge chez Suga-san, maitre de mon precedent hote (Shiratori Katsu-san) en matiere de culture de legumes bio . Vers 15 heures, pensant etre arrive a destination, je demande mon chemin a un jeune agriculteur :
- Bonjour, je cherche la maison de Suga-san!
- Suga-san? Il est la-bas en train de travailler dans son champs!
Suga-san est en train de planter de aubergines. Je me presente. Apres des salutations d'usage, nous nous mettons a l'ouvrage.
Suga-san, habite seul dans une ancienne ecole primaire qu'il a partiellement reamenage. Originaire de Nagoya, cela fait maintenant une quinzaine d'annees qu'il s'est lance dans la culture de legumes bio.


Suga-san

LUNDI 9 JUIN
Matin brume. Vers midi le soleil se leve. Apres avoir passe la journee a planter et semer, Suga-san me fait decouvrir le petit onsen Esashi (petite ville portuaire sur la mer du Japon). Nous passons la soiree chez les Suzuki.


SASHIMI

MARDI 10 JUIN
Ciel gris. Le vent dans le dos je parcours les 100 kilometres qui separent Assabu de Setana en longeant le cote.


Cote rocheuse entre Assabu et Setana.

En fin d'apres-midi, j'arrive a la ferme des Kamiizumi perchee au sommet d'une colline qui domine la cote.


SETANA

MERCREDI 11 JUIN
Pour Hanna, Shin et Yoshia, leur fille, la journee commence de bonne heure. Il faut traire la vache dont le lait, une fois transforme en yahourt servira de laitage pour les cochons. Les porcs, attendent leur pitance (ble bouilli, yahourt, cereales,eau et vitamines) avec impatience. Le petit-dejeuner de la famille vient apres.


Hanna et Shin a la traite

Ensuite c'est le depart pour l'ecole (a moto quand il fait beau) situe a une dizaine de kilometres.


Yoshia-chan

Les cochons, sortent au grand air ou ils passent la journee entiere.


Bah mon cochon!

VENDREDI 13 JUIN
Je change de maison. Hanna m'emmene chez ses parents : Masato et Takako. Leur maison est situee dans une vallee a quelques kilometres plus bas. La maison que Masato a construit des ses propres mains est inspiree de son sejour de trois ans au Danemarque.


Le chalet de Masato et Takako.


Duo de violoncels.

Takako travaille comme infirmiere a l'hopital de la ville voisine quelques jours par semaine. Masato, lui, a cede son elevage de vaches laitieres il y a un an. Les pres qui entourent la propriete, la mer toute proche, rappellent quelque peu la Normandie :



下北半島 ~ 函館 LA PENINSULE DE SHIMOKITA HANTO

CARNET DE ROUTE 3 : AOMORI - HAKODATE

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白取有機農園(青森県岩木山) LA FERME DE JUNKO ET KATSUSAN (AU PIED DU MONT IWAKI, PREFECTURE D'AOMORI)

DEUXIEME "WWOOFING" WWOOF体験第二部

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CARNET DE ROUTE 2 : KARASUYAMA - SENDAI 那須烏山から青森県岩木山へ

Jeudi 8 mai :
je retrouve ma liberte. Vive le vagabondage! Je quitte mes hotes et Satoru vers 10h.



Sur la route menant a la ville thermale de Shiobara (Fukushima), je franchis un long col. Par endroit, la pente est tellement raide que je suis contraint pousser mon velo pour avancer. A Shiobara, je tombe entre de bonnes mains. Ito-san tient un cafe dote d'une chouette terrasse en bordure de riviere. Alors qu'elle s'appetait a fermer, elle me prepare un repas de roi. Son mari, recemment retraite du batiment et grand amateur de voyages en soliatire, qui d'habitude ne viens jamais au cafe viens me chercher pour aller au bain dans l'hotel tenu par son ami d'enfance. Je passe la nuit dans leur cafe.

Vendredi 9 mai : 7 heures, mes hôtes me servent un superbe petit-déjeuner a la terrasse de leur café. J'ai même droit a un pique-nique pour le midi.





Nous nous reverrons peut-etre dans un mois a Hokkaido.

En fin d'après-midi j'arrive dans la ville d'Aizu-Wakamatsu (Fukushima) dont la principale attraction est son château situe en plein centre ville. A l'office de tourisme du parc du château, les employés me proposent gentiment de camper sous le kiosque du parc. Les veilleurs de nuit seront prévenus. Heureux d'avoir un hébergement gratuit et bien situe pour la nuit, je file au sento (bain public de quartier) puis dine en ville. A mon retour au parc vers 22 heures, un groupe d'une trentaine d'étudiants ivres squattent ma chambre a coucher. Heureusement, vers 22h30 tout le monde rentre chez soi. La parc retrouve son calme et je prends place sur ma couche avec vue imprenable sur le château illuminé.





Samedi 10 mai :
Le soleil se levant des 4 heure du matin, je suis déjà en route vers 5h30. Je contourne le lac Inawashiroko par le nord et me dirige vers le mont Bandai-san. Les nuages enveloppent les montagnes, la température est relativement basse (10 degrés). Apres avoir passé le lac Hibara, je grimpe le col Shirabu-toge. Un peu avant le sommet, je discute avec un couple de touristes de Fukushima. Le vent glacial m’incite a ne pas m’attarder.





Descendu du col a vitesse grand V, je m’installe dans restaurant de soba (nouilles de sarrasin) dans le village thermal de Shirabu-onsen (Yamagata). La propriétaire me presente l’auberge tenue par le plus vieux marathonien du Japon. A diner, on me sert de fines tranches de bœuf de Yonezawa que je fait griller sur un brasero. En hiver, le village est recouvert de 4 a 5 mètres de neige.

Dimanche 11 mai :
La pluie ayant cesse, je quitte Shirabu vers 10 heures, harnaché comme en plein hiver. La descente sur la ville de Yonezawa (Yamagata) est bien appréciable après la dure montee du col de la veille. Dans la vallée, les températures sont plus printanières. Dans la petite ville de Kaminoyama (Yamagata), j’entre chez un réparateur de cycles pour y demander ma route. Le couple, Inage-san, m’invite a prendre la the puis le café puis encore le thé autour du poêle installe au milieu de la boutique. Ils me conseillent de passer la nuit a Zao-onsen avant de prendre la route de montagne menant vers Sendai (Miyagi). Je repars de la boutique charge de petits présents contre la fringale du routard : jus de fruits, biscuits et bonbons au sucre noir d’Okinawa.



Apres une petite visite de la charmante ville de thermes de Kaminoyama, je mets le cap en direction de Zao-onsen, perche a quelques centaines de metres plus en altitude. Depuis la route qui monte en lacets, les vues sur la vallee encerclee de chaines de montagnes sont vraiment exceptionnelles. Dans la petite station d’altitude de Zao-onsen, un heureux hasard me fait rencontrer Nariki-san, guide de montagne dans la station et donc source d’information exceptionnelle sur les montagnes de la region. Le temps de vider deux chopines de biere et il m’a dresser un portrait complet de sa region, le Yamagata.



Lundi 12 mai :
6 heures, je suis le premier client du grand rotenburo (bain a ciel ouvert), le caissier me fait rentrer a l’oeil. Le soufre contenu dans l’eau des sources pique les yeux et laisse sur la peau une odeur d’oeuf pourri. Ce matin, l’air froid et sec est particulierement vivifiant.



A 7h30, je prends mon petit-dejeuner avant de quitter mes hotes de l’auberge Robata. Au sommet du plateau de Bodaira-kogen (1500 metres), des murs de neige de 3 metres de haut, une pencarte indique que l’on entre dans la prefecture deMiyagi. Le ciel est soudainement couvert et l’air charge d’humidite. La descente vers Sendai est frigorifiante.



En fin d’après-midi, j’arrive a Sendai ou je passe deux jours a me reposer. Un cyclone longe la cote pacifique du Japon apportant avec lui vent et pluie.


Jeudi 15 mai :
10 heures, je quitte la Chitose Youth Hostel puis passe saluer Oshiba-san qui tient une boutique de plats coréens a emporter dans le quartier. En retour, elle m’offre un gros paquet de nori (algues salees et séchées) coréens.

Le vent souffle en direction de la mer ce qui m’aide a gagner la cote rapidement. Je dejeune dans une cantine pour pecheur du port de Shiomaki. Au menu : maquereau grille, udon, riz, takuwan (radis sale) et natto le tout pour 600 yens soit environ 3,50 euros.



En decouvrant la baie aux mille ilots plantes de pins de Matsushima, je comprends sans peine l’emerveillement qu’avait ressentie le poete voyageur Matsuo Basho. De l’autre cote de la baie, a Okumatsushima, je plante le camp sur une vaste plage de sable deserte.



Vendredi 16 mai :
agreable journee le long de la cote decoupee. Apres avoir traverse l’estuaire de la Kitagamikawa, je rejoins le port de peche de Shidukawa (Miyagi) loge au fond d’une magnifique baie ou je passe la nuit.



Samedi 17 mai :
toute la journee je longe les rives de la riviere Kitagamigawa. Le cours du fleuve traverse plusieurs gorges et vallees agricoles a la vegetation luxuriante en cette saison. Nous sommes en plein repiquage du riz. Une piste cyclabe d’une vingtaine de kilometres relie les villes de Kitagami et de Hanamaki. J’assiste au coucher du soleil qui teinte les nuages de rose. Vers 22 heures, j’arrive a Morioka (Iwate).



Dimanche 18 mai :
Aujourd’hui encore, etape de montagne. Le beau temps est la pour m’encourager. Apres avoir contourne le mont Iwate, j’attaque col de Hachimandai situe a plus de 1600 metres d’altitude.


Le Mont Iwate 岩手山


Dans la descente du col, je tombe sur un groupe de « campingcariste » qui m’offre une tasse de cafe. Retraites, ils passent une bonne partie de l’annee a sillonner le pays. Pour finir la journee, ils me suggerent de pousser jusqu’a Tamagawa onsen (Akita), source chaude ou de nombreux malades du cancer se rendent en cure. Je finis donc la journee dans la station de Tamagawa-onsen. Le grand bain public, un edifice en bois de plusieurs centaines de metres carres vaut vraiment le detour.

Lundi 19 mai :
4 heures, j’ouvre l’oeil. Le soleil eclaire deja la vallee. Des curistes se rendent vers les rochers chauds avec leur tapis de sol sous le bras. Des fumeroles s’echappent du sol en plusieurs points de la vallee. Je traverse la petite ville de Kaduno-Hanawa avant de passer le col qui mene au lac Towadako. Du lac, je suis les gorges d’Oirase. Vegetation luxuriante, eaux turquoises et cascades sur une dizaine de kilometre. A voir absolument! Je passe la nuit au minshuku de Towada-onsen.



Mardi 20 mai :
pluie et bourasques. Je gravis le col de Kasamatsutoge. La route monte progressivement. Je suis en bonne forme. Dans la descente, je m’arrete a Sukayu-onsen. Un etablissement thermale particulierement renomme. Le bain le plus ancien est mixte.



Apres une bonne coupure a savourer l’autenticite du lieu, je repars dans la pluie qui a redouble de vigueur. Le vent souffle en raffales. Dans la ville d’Hirosaki (Aomori), j’ai droit a quelques bourrasques particulierement violentes. Je suis heureux de me poser pour deux nuits a l’auberge de jeunesse proche du chateau ou le petit dejeuner est un veritable festin. De plus, il est gratuit, Amen!



Jeudi 22 mai : Encore un peu etourdi des quelques verres de sake offerts par le chef du ramen-ya ou j’ai dine la veille, je me prepare a rejoindre la ferme des Shiratori-san au pied du mont Iwakisan. Je dois y retrouver Chin, amie cycliste de Singapour. Vers 13 heures j’ai rejoint la ferme perdue au milieu des vergers. Le cadre est vraiment magnifique. Junko et Katsuyuki se sont installes ici il y a cinq ans pour se lancer dans l'agriculture bio. Voir article de la categorie WWOOF - tranches de vie dans la campagne japonaise.



PREMIER WWOOFING 那須いなか村オートキャンプ場

KARASUYAMA 烏山

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CARNET DE ROUTE 1 所沢から那須烏山へ

CARNET DE ROUTE 1 所沢から那須烏山へ

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15 jours à Tokyo

Lundi 7 avril
05h00, départ de Saint Pryvé dans un froid hivernal. Christine passe me chercher a bord de son Jumpy. Nous chargeons ma monture ainsi que les deux sacs que j’ai fini de boucler vers deux heures du matin. La nuit a ete courte ! J’embrasse ma famille encore en pyjama puis nous filons. A la hauteur d’Etampes, le sol est recouvert d’une légère couche de neige. Nous passons sans encombre l’entrée dans Paris. Pause cafe dans un rade du XVeme arrondissement. Traversons Paris avant d’arriver a Roissy vers 9h30.



Benoit, qui m’a fait beneficier d’un ticket Air France a 75 euros m’attend avec Pierrot qui a fait le déplacement pour me saluer. Une fois l’enregistrement des bagages regle, nous partageons une petite « mousse » devant les portes du terminal 2F. Le soleil fait son apparition. Nous passons ensuite aux choses serieuses. Christine a prevu un pique-nique d’au-revoir digne de se nom : foie gras maison (merci et bravo a la maman de Christine), Saint Nectaire fermier, pain aux figues et biere du nord. Ce petit festin « aéroportesque » intrigue les passant et m’aide a quitter le sol français le coeur léger.

Muchas ARIGATOS amigos !

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Mardi 8 avril



06h30, l’avion descends sur l’aeroport de Narita a travers d’enormes masses nuageuses. Chapeau aux pilotes qui arrivent a poser l’appareil malgre une visibilite quasi nulle. La pluie tombe drue. La petite balade que j’envisageais de faire depuis l’aeroport pour rejoindre le centre de Tokyo est remise a plus tard, cas de force majeur oblige...



J’envoie tous mes bagages par service de livraison express (déjà ouvert a 7h00 du matin ! Les français peuvent prendre en prendre de la graine!) depuis l’aéroport, passe récupérer les clés de l’appartement de Mathieu et Sakura (mes hotes pour ma premiere semaine a Tokyo), puis rejoins leur appartement de Todoroki ou je sombre dans un sommeil profond. Je suis réveillé a 17h par le livreur qui me remet mes paquets.



Après remontage de bicloune (mon vélo) je me rends chez un marchand de vélo du quartier pour faire regler le derailleur arriere qui a été légèrement endommage pendant le transport (11,000 km, c’est pas rien...). Mathieu et moi célébrons les retrouvailles autour de quelques verres qui ouvre le balle des « nomikai » (soiree arrosées) qui ponctueront mon periple nippon.



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Mercredi 9 avril
J’ouvre l’oeil a 13h30. Keigo, ami cycliste rencontre au Cambodge, m’attend a la gare de Jiyugaoka depuis 12h... Nous passons l’après-midi à acheter les derniers ustensiles nécessaires a mon périple : tente, tapis de sol, carte routières... Le soir nous rejoignons Mathieu au NAGUNE, micro pub de la GOLDEN GAI du quartier de Kabukicho



A l’étage, un espace est aménagé pour des expos photos. Nous discutons avec le maitre des lieux dont la spécialiste est le « coffee Awamori » (alcool de riz d’Okinawa dans lequel il fait macérer des graines de café torefié). La soirée se termine autour de quelques plats okinawanais (Okinawa sera, en principe, la destination finale de ce périple).



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Jeudi 10 avril
Encore un achat... Difficile de résister a la tentation d’être joignable a tout heure dans ce pays. J’investis dont dans un téléphone portable à recharge dont voici le numéro : 0081 90 1772 0540 (depuis la France) et l’email : vincejapantour2008@softbank.ne.jp Un objet de plus a trimballer. Je risque de le regretter des les premières montées de cols de montagne... Soiree dans un restaurant espagnol en compagnie de Mathieu et de sa compagne Sakura. Tous deux travaillent dans l’import de produits alimentaires. Sur le chemin du retour nous prenons notre « Ofuro » (le bain) dans un « sento » (maison de bains) relativement ancien décoré d’une imposante fresque murale du Mont fuji aux couleurs vives. Le bain, rite quotidien au Japon, a en plus de ses vertues décrassantes, la propriété de préparer au sommeil...



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Vendredi 11 avril
Formalités administratives oblige, je pars me faire enregistrer a la mairie de Setagaya, arrondissement de Tokyo, afin d’obtenir ma carte de séjour. Sur le chemin du retour je me perds dans le labyrinthe des petites rues calmes qui relient les grandes artères. Le hasard me menne au Gotokuji, un temple bouddhiste niche au coeur d’un petit havre de paix. Une allée plantée de pins centenaires menne au temple principale. Ici, on oublie la ville grouillante, le bruit de la circulation.



Ce soir je rejoins quelques amis de facs de Jussieux avec qui nous passons la soirée dans un « Izakaya » (restaurant pub) qui domine le quartier d’Ebisu.



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Samedi 12 avril
Saya habite Yokohama avec Shuichi et ses deux enfant Nao et Ao. Shuichi fait des allers retours entre le Japon et Taiwan ou il forme du personnel local a la gestion des grands magasins. Aujourd’hui des amis patissiers de Saya organisent un apres-midi « motchi tsuki » (pilonnage du riz). Dit comme ca, ca fait drole, certes... Voici donc quelques photos résumant l’après-midi.



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Dimanche 13 avril
Akihabara, c’est un peu la mecque des produits electroniques en tous genres. Aujourd’hui Mathieu et moi prenons les velos pour nous y rendre. 1h30 de rando a travers la ville. Nous faisons halte chez Shuichi qui tient un magasins de « reimen », soupe de nouilles froides corenne, non loin de la Tokyo Tower (repliquepas tres heureuse a mon gout, de la Tour Eiffel). L’heure passee a Yodobashi-camera, temple de l’electronique d’Akihabara, est plus eprouvante que l’heure et demie passee a pedaler sur nos velos. Lumiere blanche des neons, bruit des haut-parleurs annoncant des supers promos, la foule... Dans une boutique en gros recommandee par Mathieu j’opte finallement pour un Nikon D60 a 68,000 yens et un Epson P5000 (56,000 yens) pour le stockage de mes photos. Nicolas, Akemi et leur chat nous recoivent pour diner.



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Lundi 14 avril
Nouvelle randonnée a travers la grande ville. Je crois commencer a la comprendre mais non... Je m’arrête tous les 500 metres pour demander mon chemin.
Premier arrêt chez un marchand de velo pour faire redresser ma selle (j’ai emprunte le velo de Sakura). Le type est d’humeur joyeuse. Je lui raconte mon projet de traversée du Japon. Aussitot il part fouiner dans ses tirroirs et en sort des photos de ses voyages à vélo sur des iles de l’archipel. C’est un passionné !

Je rends visite a Eric et Fred a l’Ambassade de France. Le soir, je retrouve Jiao (amie de lycee de Wei, originaire de Shenyang) a qui je remets le colis de France que Wei m’a confie avant de partir.
Retour pénible a travers la ville dont je ne comprends décidement plus trop la morphologie... Heureusement que les rues de Tokyo ne sont jamais désertes même aux heures avancées de la nuit, il y a toujours quelqu’un pour vous renseigner.


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Mardi 15 avril
Ca y est, je prends enfin la route... Seulement pour une quarantaine de kilometres seulement certes, mais pas des moindres... Direction Tokorozawa dans la prefecture de Saitama ou je vais passer ma deuxieme semaine tokyoite chez Yutaka, Hiromi et Roza, leur fille. 15h00, apres des preparatifs laborieux, je charge bicloune puis fait un arret a « Positivo », la boutique ou j’ai commande ma saccoche de guidon, derniere touche a ma panoplie d’apprenti voyageur. Le patron, la trentaine, a passe plusieurs annee au service d’une equipe de cyclisme italienne comme mecanicien. Avant de nous quitter il griffonne mon itineraire sur un morceau de papier. Ciao !
16h, c’est parti. Les premiers kilometres sont plutot ageable jusqu’a la « kanpachidori », un grand axe sur lequel les voitures me frolent. Je garde mon sang froid car c’est la norme ici. La chausse est etroite, les automobilistes presses. Bilan des courses, 99% des cyclistes roulent sur les trottoirs malgre l’interdiction officielle...
19h, j’arrive chez Yutaka. En me voyant debarquer, la petite Rosa (1 an et 4 mois) s’enfuie en pleurant vers les robes de sa maman. Hiromi va accoucher d’ci quelques jours. Nous dinons dans un izakaya comme je les aime : légèrement enfumé par les odeurs de grillades, bruyant, bière blonde pression servie frappée, vaste salles en tatamis...




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Vendredi 18 avril
15h, je rejoins Shinjuku, quartier de la gande gare (la plus grande gare du monde par le nombre de passagers) de Tokyo. Le brouillard enveloppe les hautes tours du quartier qui en compte quelques centaines. Une pluie froide et fine poussee par le vent tombe sur la ville.
Un homme d’une soixantaine d’annee, l’air pomme me demande de l’argent, il n’a pas mange et n’a pas de quoi se payer le billet de train pour rentrer dans son foyer. Je lui donne un petit billet. Il a l’air d’un bon bougre et par ce temps la, je n’aimerais pas etre a sa place. Quemander de l’argent ne se fait pas au Japon. A Kinokuniya, grande librairie sur 6 etages, j’investis dans un atlas routier qui me permettra d’eviter les grands axes hostiles aux cyclistes. En sortant je retombe sur le meme type qui me demande maintenant de lui payer son billet de train. Je lui reponds gentiment d’essayer ailleurs. Il s’en va tout penaud...
Ce soir je loge chez Eric et Nozomi a Hiroo, le quartier des ambassades. Nozomi est enceinte de 6 mois. Eric est un adversaire redoutable quand il s’agit de vider des pintes. Apres un apperitif bien arrose, nous sortons ecumer les bars du quartier d’Ebisu qu’il connait par coeur. Les serveuses semblent bien le connaitre, le petit francais...


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Samedi 19 avril
10h, je rejoins Keigo et Ikuko devant la gare de Yokohama. Nous avons passe une semaine ensemble a la Takeo Guesthouse de Siem Riep, Canbodge en decembre 2005. La quatrieme recrue de la bande, Junko, est un peu febrile, on la retrouvera le soir.
Premier jour de beau temps avec cependant des rafales de vent a plus de cent km/h. Sur la promenade du port, le embruns volent jusqu’a quelques dizaines de metres de la mer. Qui dit Yokohama dit China Town. Nous faisons escale dans un resto ou nous nous rememorons les souvenirs cambodgiens.
Vers 19 heures nous rejoingnons Junko chez Emiko, sa collegue de travail, chez qui elle loge. Toutes les deux travaillent dans un ecole maternelle de Kawasaki (cite dortoire de Tokyo). Au menu ce soir : riz au curry japonais, salade composee et « nabe », fondue au poisson, viande et legumes. Nous sommes cinq celibataires. Les discussions de la soiree tournent autour des problemes de couples et des voyages. Emiko propose que nous nous retrouvions tous au mois de septembre dans la region de Nagano ou sa famille a un chalet.



Minuit, le dernier train me ramene chez mes hotes a Tokorozawa, Yutaka et Hiromi. Apres un bon bain, j’entre dans le salon ou un comite d’acceuil m’attends. Tomohito le petit frere d’Hiromi, sa petite amie, leur ami et la maman d’Hiromi veulent voir Vince le francais en chair et en os. Passee l’habituel seance d’exclamations d’etonnement face a l’etranger capable de parler japonais relativement couramment j’ai droit a divers questions sur la France et ses habitants :
« c’est vrai que les francais repondent en francais quand on leur pose une question en anglais ? »
« c’est vrai qu’on peut aller de France en Suisse en voiture ?»
« c’est vrai que les francais mangent du pain tous les jours ? »
Ce sont des questions assez recurrentes. On me les a deja posees quelques centaines de fois et je vais devoir y repondre un certains nombre de fois encore... OYASUMI, bonne nuit !


La Rep

Article du 25 mars 2008

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